3 au 10 juillet 2026 : Séjour GP en Ubaye : J6 et J7
Juil 20, 2026 // By:Monique // No Comment
Jour 6 : Vallon Julien
Après cinq jours de randonnée bien remplis, la fatigue commence à se faire sentir. Sur les 16 participants que nous sommes, neuf décident de partir pour une petite randonnée de récupération dans le Vallon Julien. Nous laissons les voitures au lieu-dit « Les Girards », niché sur la route étroite menant au col de la Cayolle.
Le groupe s’engage d’abord sur une large piste, le GR, avant de bifurquer rapidement à droite, empruntant un sentier conseillé par nos hôtes du gîte. Ce chemin serpente doucement à travers un terrain légèrement caillouteux, avec quelques passages un peu plus raides et ravinés qui nous obligent à être prudents. Soudain, sous les falaises de la Rouchinière, un premier bouquetin nous observe depuis son rocher. En levant les yeux, nous en repérons quatre autres, dont une mère avec son petit. Nous prenons le temps de les contempler, fascinés par leur présence.
Après une heure et demie de marche, nous débouchons sur une large prairie où trône la cabane pastorale du Vallon Julien. C’est l’endroit idéal pour une pause bien méritée, à la fois pour se rafraîchir et grignoter quelques encas. Inévitablement, la photo de groupe s’impose devant cette cabane qui semble garder ce coin de nature.
La randonnée reprend ensuite le long du torrent du même nom, qui apporte une fraîcheur bienvenue. Cette fois, ce sont les marmottes qui attirent notre attention, gambadant nonchalamment. Un moment insolite capte toute notre attention : un traquet motteux pourchasse une marmotte qui se réfugie assez vite dans son terrier. Était-ce un jeu ? Une tentative de défense territoriale ? Le mystère reste entier, mais cette scène nous émerveille tous.
Enfin, nous atteignons la cascade, un lieu parfait pour la pause pique-nique, ou même pour s’accorder une sieste au son apaisant de l’eau qui roule sur les cailloux.
Revigorés par un breuvage alpin, nous entamons le chemin du retour, retrouvant le sentier parcouru plus tôt, mais cette fois avec un regard différent sur le relief qui nous entoure. Près d’un monolithe planté au milieu de la prairie, chacun s’amuse à y deviner des formes animalières ou humaines, un petit jeu pour finir la balade avec le sourire.
Après 9 kilomètres et 750 mètres de dénivelé, nous rejoignons les voitures. Avant de rentrer au gîte, une halte à Barcelonnette s’impose pour savourer une boisson bien fraîche, récompense parfaite d’une journée riche en émotions et en beauté naturelle. Pierre
Jour 7 : Tour de la Pierre André ou Lacs du Marinet
Dernier jour du séjour, le groupe se scinde en deux, moi je suis dans le groupe qui ira à l’Aiguille Large,
Comme durant toute la semaine le temps est au beau fixe, nous allons jusqu’au parking des Houerts où nous laissons une voiture, nous montons avec deux autres voitures à La Barge pour éviter 3KM à pied en fin de journée par la route .
Nous attaquons par une belle montée dans la forêt plutôt luxuriante, longeant le torrent de Chillol, belle végétation , de grosses touffes d’herbe fine qui font penser à des cheveux, comme si de gros singes étaient sous terre laissant dépasser le sommet de leur tête.. bon..nous arrivons à un col ou se trouve une bergerie, le lac Chillol et un abri tout en pierre très beau.
Après une légère halte, nous continuons à monter dans une ambiance très minérale, la pierre est verte, ce qui rend le paysage très étonnant, nous arrivons au Pas sud de Chillol d’où l’on voit les lacs supérieurs de Marinet en contre-bas. On devrait apercevoir l’autre groupe qui s’y rendait.. mais ils n’y sont pas encore.
Il ne nous reste plus qu’à aller au Pas Nord de Chillol puis à monter à l’Aiguille large 2857M pour admirer la vue sur les sommets à perte de vue, boire un p’tit punch pour les uns , un p’tit Pierrot pour les autres et manger un morceau.
Il faut repartir assez vite parce que la descente est longue et pas forcement facile. Je ferais bien une requête : que les journées durent exceptionnellement 45 min de plus entre midi et deux les jours de rando, pour profiter de ces vues exceptionnelles et faire une petite sieste surtout après un dénivelé de 1000m et des brouettes.. pas gagné !! et je ne sais pas à quel Dieu Déesse faire cette requête !
Pas grave, nous redescendons, contournons l’aiguille Pierre André.. magnifique où nous apercevons un petit point rouge, un grimpeur ! Nous remontons jusqu’au col de Miejour, il ne reste que de la descente, les cailloux sont incroyables de couleurs vertes, violettes, roses, parfois de gros rochers striés rose et blanc, nous restons raisonnables et ne ramenons que de petits exemplaires dans nos sacs.
La descente se termine comme la montée, dans la forêt .
Il faut que je précise que cette balade s’est faite la plupart du temps hors sentier, nous avons pu la faire grâce à l’expérience de Pierre qui était venu l’été dernier et voulait nous la faire découvrir. Merci Pierre ! belle dernière randonnée de 12 km et 1250m de D+ qui s’est soldée par la dégustation de « La Sauvage » bière locale, bio et super bonne ! Thérèse







