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Déc 20, 2017 // By:Philippe // No Comment

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Mars 2021 : Jennifer Ackerman

Le bruant à couronne blanche a peut-être un cerveau de la taille d’une noisette, mais il est beaucoup plus doué pour naviguer que la plupart des hommes modernes. (…)
Qu’un oiseau transporté bien au-delà de son territoire connu semble savoir exactement comment y revenir est l’un des faits les plus étonnants concernant l’esprit aviaire. Une bonne mémoire ne l’explique pas, non plus que les théories qui se concentrent uniquement sur l’instinct, la vue, les repères magnétiques ou la sensibilité à l’azimut du soleil. (…)
Cela implique des compétences cognitives telles que la perception, l’attention, le calcul des distances, l’approximation des relations spatiales, la prise de décision – autant de tâches assez ardues, même pour notre grand cerveau de mammifère. (…)
Nous savons maintenant que la navigation aviaire implique la perception, l’apprentissage et surtout une capacité remarquable à construire une carte mentale, bien supérieure à ce que nous imaginions et fondée sur une cartographie étrange et encore mystérieuse.

[Jennifer Ackerman, Le génie des oiseaux, Marabout Sciences & Nature]

Septembre 2021 : David G. Haskell

La nuit, les racines de l’arbre et les champignons du sol se liguent pour défier la gravité et puiser l’eau dans les couches profondes du sol. Le lacis de racines aux larges mailles, relié au réseau des filaments des champignons, fait office de grand buvard fragmenté. (…) Ainsi, même sans l’action du soleil pour tirer l’eau de la surface du sol et des feuilles, l’eau monte pendant la nuit.
La surface du sol, sèche et poussiéreuse le soir, est donc humide le matin. (…) Et les arbres ne sont pas les seuls à bénéficier de cette averse nocturne inversée : herbes, microbes et animaux qui vivent sous terre (…) sont eux aussi stimulés par cette montée de l’eau due à la symbiose entre racines et champignons. Ses effets sur la communauté élargie du vivant sont mal compris, mais il n’est pas déraisonnable d’affirmer que sans elle, les forêts et les prairies d’altitude dépériraient, affaiblies par les maigres pluies et les vents secs.

[David G. Haskell, Écoute l’arbre et la feuille, éd. libres Champs]

Décembre 2021 : Jennifer Ackerman

Pour survivre aux hivers difficiles, un seul casse-noix collectera plus de 30 000 pignons de pin en un seul été, en portant jusqu’à 100 à la fois dans une grande poche sous la langue. Il les enterrera dans plusieurs milliers d’emplacements distincts – jusqu’à 5 000 –, dispersés sur un territoire de dizaines, voire de centaines de kilomètres carrés. Il retrouvera plus tard ses trésors éparpillés, se rappelant leur situation et s’y rendant directement sans dépenser d’énergie à les chercher de toute part. Les casse-noix comptent presque uniquement sur leurs souvenirs pour localiser leurs caches personnelles et peuvent conserver cette mémoire pendant neuf mois, malgré des changements radicaux dans l’apparence du paysage au fil des saisons, causés par la neige, les feuilles, ou le déplacement des roches et des sols.
(…) Un pignon de pin est une toute petite graine, comme les caches qui les abritent. Pour enfouir son trésor, l’oiseau creuse en effet avec une pelle minuscule, son bec en forme de dague. Retrouver l’emplacement exact d’un de ces grains exige une précision de l’ordre du millimètre.

[Jennifer Ackerman, Le génie des oiseaux, Marabout Sciences & Nature]

 

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