11 octobre 2026 : la troisième arche
Oct 15, 2026 // By:Philippe // No Comment
Rendez-vous 8 h31 à Meyrosse. Notre animateur dominical fait malicieusement concurrence à notre crieur du samedi et le sien de 12h02, fort heureusement rétabli hier… Une heure plus tard s’élancent de l’ancienne carrière de Combeau 12 aventuriers vers cette arche perdue. Perdue au milieu du cirque d’Archiane, au milieu de nulle part, de la forêt,
des falaises, des pierriers… Car de la caillasse, on va en avoir, et à la pelle !
À la montée, à la descente, en traversée, en bas, en haut… Et qui roule aussi des grandes pattes des Ours du haut vers celles des Ours du bas, et déclenchent des « pierre ! » d’avertissement quand on en repère une. Suivi d’un : « Non il ne faut pas dire « pierre » car on a un Pierre dans le groupe, il faut dire « caillou » » Mais on a peur des pierres, pas des cailloux… Mais bon, personne ne s’appelle Caillou, alors…
Car oui, la pente est forte une fois franchi le pas des Ampes et la combe de Coureau comme nous le découvrons en haut du pierrier qui nous attend là… Et que dire de la remontée par un autre plus au nord : du raide, du lourd, du brutal ! Et quand, soulagés, nous émergerons tous enfin en haut, juste sous la tête de l’Agnelet, notre Indiana Jones nous informera goguenard :
« On aurait pu ne pas monter aussi haut en prenant plus à droite… »
Mais on ne va pas lui jeter la pierre, d’autant que la vue sur les sommets du Dévoluy récemment enneigés y est superbe !
Au retour par le même itinéraire qu’à l’aller, un Ours gourmand fera même le (petit) plein de lactaires délicieux qui commencent à sortir après les récentes et bénéfiques pluies… Ah oui ! Entre tout ça il faut quand-même parler de la fameuse troisième arche… Majestueuse, imposante, grandiose et qui se laisse désirer car on ne la découvre qu’au dernier moment ! Bref, c’est peu dire qu’elle vaut le détour, même ardu…
Et vous conter l’étrange ballet d’un hélicoptère de la sécurité civile stationnant longuement au-dessus de la vire d’Archiane qui nous faisait face, repartant plus loin, y revenant, traversant la vallée et venant s’arrêter juste en
face de nous, tel un gros insecte jaune bourdonnant, comme pour vérifier si nous avions besoin d’aide… Son vrombissement nous accompagnera encore lors de notre pique-nique un peu plus tard et plus haut. Était-il à la recherche de quelqu’un d’encore plus aventureux
que nous et en détresse ou même pire ? Ou alors simplement en exercice ?
Nous nous poserons encore la question après nos modestes – en apparence seulement – 11 km et 800 m de dénivelé environ…
Pascal

