2 août 2026 : la cabane du Pison
Août 3, 2026 // By:Philippe // No Comment
Pour voir ou revoir la cabane du Pison, 17 Ourses et Ours se sont retrouvés sur le parking du Meyrosse à 7h45 sous un ciel ensoleillé et prometteur de canicule. L’intention est d’être de retour pour déjeuner, alors on ne s’attardera pas en palabrant. Sur la route forestière, les véhicules se suivront jusqu’au parking de Fournaire où 2 ou 3 voitures sont déjà garées. De là le cortège avancera d’un pas leste et rapide sur le sentier en lacets où nos chaussures écraseront pommes de pins et feuilles séchées. Au passage, on saluera un promeneur près du refuge du Château et une grenouille qui se reposait dans la fontaine voisine. On continuera. Aux alentours, des buis, beaucoup de buis, plus petits que nous, aux côtés d’ormes, de sapins et de hêtres. Beaucoup d’arbres. Forêt aérée mais ombragée. Parfois un lierre grimpant ou une mousse le long d’un tronc élancé, une touffe de fougères basses. On avancera d’un bon pas, certains papotant, d’autres plus solitaires et silencieux, concentrés ou rêveurs c’est selon. Des pierres plates et blanches crissent sous nos chaussures.
Au carrefour de Lentillière à 1440 mètres d’altitude, pause bienvenue car la chaleur, au moins interne, est montée après plus d’une heure de marche. A partir de cette bifurcation, la pente sera plus douce, le rythme plus relâché. Au détour d’un virage, à notre gauche, la vue dégagée pour un temps sur le plateau de Beure, appuyé sur de massives falaises claires, avec sa prairie blondie par la sécheresse déjà bien omniprésente pour cette période de l’année, suscitera notre admiration.
Plus loin, nous ferons un petit détour pour vérifier que de la source de l’Ours ne s’écoule pas la moindre goutte d’eau, avant de découvrir la cabane, ses diverses inscriptions et son toit pentu, toujours vert sapin malgré sa restauration au printemps dernier. Mais attention à l’intérieur, un tronc cisaillé comme escalier pour mener à la couche, une carte IGN du coin et un garde-manger nous laisseront pantois. Pause amandes, bananes, gâteaux secs, etc. devant l’abri d’où je ne serais pas surprise de voir apparaitre Boucle d’or.
Bref, nous repartons car nous voulons tenir notre tempo.
Sur le retour, nous empruntons un raccourci. Au milieu du chemin étroit, bien ombragé, un certain nombre de troncs de tailles variables entravent un peu notre parcours, et une petite crotte questionne. Renard ? Loup ? On ne saura trancher. Puis nous arriverons sur la route forestière, aux Drayes. La boucle est quasi bouclée. Tranquillement nous avancerons vers le parking, que nous atteindrons vers 12h30. Même si les estomacs gargouillent un peu, on sera ravi de notre balade d’une douzaine de kilomètres pour un dénivelé de 650 mètres.
Pascale

