Tour du Ruan : 2-8 septembre 2026 – Jours 3 et 4
Sep 18, 2026 // By:Monique // No Comment
Jour 3 : Cabane du Vieux Emosson (2170m) – Auberge de Salanfe (1930m)
Pour 11 ours du groupe
Belle température pour commencer notre journée, 14° et un petit vent de 10km/h d’après le nouveau « gadget » d’un de nos Ours.
Descente de 350 m depuis le refuge jusqu’au barrage d’Emosson où nous laissons 3 Ours au départ du funiculaire. De nombreuses hirondelles nous survolent et se posent en ligne verticale sur le mur du barrage… spectacle étonnant !


Juste après le barrage, nous traversons un tunnel d’environ 750 m de longueur, il fait bien sombre et bien frais là-dedans et on est content de retrouver le soleil de l‘autre côté.
Après avoir longé le lac d’Emosson, nous attaquons la montée au col de Barberine (2482 m), c’est un peu raide mais les vues sur le lac sont belles et justifient les arrêts photos. L’arrivée au col est magique avec le Mont Blanc et toute sa chaîne en ligne de mire.
Descente dans les éboulis jusqu’à atteindre un replat herbeux qui nous invite à l’arrêt pique-nique. Nous sortons les jumelles pour observer des chamois et, oh surprise, un vététiste sur son vélo se dirige vers nous, ce qui nous semblait impraticable est donc faisable !!! Nous regardons aussi, face à nous, le col que nous allons devoir franchir cet après-midi !!!
On repart donc, on termine la descente et on attaque le deuxième col de la journée, le col Emaney (1850m), là c’est vraiment dur, il est « hyper » raide et il fait très chaud. On y arrive enfin, grosse pause récupération et on voit le refuge, loin, là-bas, il nous faudra encore une grosse heure pour le rejoindre, et même si c’est de la descente, les genoux et les pieds demandent grâce !!!

Chamois, bouquetins et peut-être même un troupeau de taureaux (!) agrémentent notre fin de journée avant la bière fraîche bien méritée
18km, 1200m de montée et 1500m de descente, environ 7h de marche… Brigitte
Pour les trois « touristes » du groupe, Monique avait concocté un programme allégé, mais pittoresque, après la 1ère descente (1h env pour 4 km) jusqu’au lac d’Emosson.
L’itinéraire comprenait, à partir de là, une descente directe quasi verticale de 850 m en Minifunic de 8 places, puis petit train panoramique à travers ravins et tunnels, et enfin une grande cabine plongeant sur une des pentes les plus raides du monde à 87%. L’ensemble portant le nom évocateur de « VerticAlp ». Impressionnant, même si on n’est pas sujet au vertige ! Un périple improbable et fantastique !
Nous attendait ensuite le train Mont-Blanc Express (arrêt sur demande par un bouton à presser dans la gare du Châtelard) jusqu’à Salvan en passant par la station des Marécottes, avant un trajet en taxi jusqu’au camping de Van d’en Haut (route particulièrement étroite), un total de 18 km en transports divers.

Pour finir une rude montée de 3,5 km et 530 m (à pied, quand même !) de marches taillées ou fixées dans la roche, dans la foulée des derniers coureurs du trail SwissPeaks, partis la veille et épuisés par leur parcours de 100 miles et 10 000 m de D+. C’est un peu plus tard, frais comme des gardons, que nous avons enfin retrouvé les plus valeureux de nos coéquipiers au bord du lac de Salanfe. Nathalie et Xavier
Jour 4 : Auberge de Salanfe (1930m) – Cabane de Susanfe (2100m) : entre 7 km et 600m D+ à 12 km et 1360m D+ avec la Haute Cime
Le groupe s’est partagé en deux équipes, l’une qui ira à la Haute Cime 3260 M, (la plus haute des Dents blanches) et l’autre qui ira directement à la cabane de Susanfe.
Moi je suis dans l’équipe « Haute Cime », départ 7H30, 15°, et vitesse du vent à 15km/h. Nous sommes 9 ours bien motivés !
Nous longeons le lac de Salanfe, lac de barrage à moitié plein, dans un cirque très beau, très large, le sentier est facile et très agréable pour ceux et celles qui n’ont pas les pieds plats. Nous croisons de belles génisses et quelques taurillons, puis fini de rire nous attaquons le premier dénivelé de la journée (600 m) qui nous amène au col de Susanfe où nous laisserons dans de grands sacs poubelles tout ce qui sera inutile pour l’ascension de la Haute cime.
Quelle bonne idée ! parce que ça attaque raide ! 700 m qui ne perdent pas de temps en méandres ou autre ! on voit le sommet dans le brouillard, le vent se lève et c’est parti !
Plus on monte, plus le vent est violent et froid ce qui rend les choses un peu difficiles, et en même temps déplace la difficulté, on se concentre pour rester en équilibre, on se dit qu’on a froid, du coup on sent moins la pente. C’est déjà ça de pris !
Moi je suis contente parce que je teste ma Goretex, trop bien!, mais bon, pas d’arrêts graine, photo, gourde, pipi, ..on trace jusqu’au col des Paresseux , paresseux?? faut le dire vite!, il reste 200 m à monter, il y a 2 abandons à cause du vent mais de là à les traiter de paresseux!
Perso, j’hésite franchement mais quand Christine me dit « tu viens ! » ben … j’y vais, d’autant qu’on croise un homme au fort accent suisse qui nous affirme que bizarrement, là-haut, il n’y a plus de vent .
Et on y arrive ! et en effet, presque plus de vent ! juste du brouillard qui parfois se dissipe et nous laisse admirer les reliefs tout déchiquetés en dessous de nous ! et une vision à 360° sur les Alpes, magnifique!
On casse une graine en compagnie d’un choucas et de 2 jeunes traileurs plutôt rigolos, on prend quelques photos, on se réjouit, puis on redescend.
Malgré quelques appréhensions dues au terrain super pentu, on descend assez rapidement, et j’ai même trouvé ça très ludique, à une chute près !

Nous revoilà au col, nous récupérons nos affaires, il nous reste plus qu’à rejoindre la cabane de Susanfe.
Encore une superbe étape ! Thérèse



