2 août 2026 : le Rocher Rond

Août 4, 2026 // By:Philippe // No Comment

Le départ dominical matinal (6h15) n’a pas découragé les Ours•es : quatorze à l’appel du sommet de la Drôme. Nous partons du vallon de la Jarjatte. Après une courte mise en jambes, les choses sérieuses commencent. Les avertissements (panneaux et barrières) installés par le berger ne nous découragent pas. Pour atteindre le Rocher Rond, il faut en effet quitter le sentier et traverser le pâturage. Le berger nous interpelle et, après une bonne palabre, accepte notre présence. Le troupeau est déjà monté ; nous le croiserons derrière la crête. Le patou se manifestera et jouera sa partition : dissuasive, mais pas agressive.

Face au massif rocheux, le sommet visé ressemble à un piton inaccessible. Plus on monte, plus la pente se redresse. Il faut s’accrocher fermement aux bâtons, parfois mettre les mains pour garder l’équilibre. Le soleil et la vue sur les montagnes environnantes nous accueillent lorsque nous franchissons la barre rocheuse. Nous nous retrouvons alors au pied du mur. L’accès paraît bien raide
(il l’est). La progression est lente et appliquée. Puis vient la délivrance : nous avons atteint le point culminant du Parc naturel régional du Vercors. Une fois les sacs posés, nous restons longtemps debout, immobiles, saisis par le panorama. La vue est imprenable sur le Grand Ferrand (2758 m), ses immenses pentes d’éboulis et ses falaises claires.

Après un repos bien mérité, arrosé et sucré, nous entamons la descente par le même itinéraire. La tentative de rejoindre les grottes s’avère un peu scabreuse et nous renonçons à mi-parcours, préférant dévaler le pierrier en courant. Cette technique rend cette partie de la descente, pourtant redoutée, beaucoup plus rapide et ludique. Tout en serpentant sur les dévers, nous admirons le sommet que nous regardons désormais autrement.
Depuis que nous l’avons atteint – vaincu, conquis – nous sommes tombés (debout) sous son charme. Un lien affectif s’est noué, une affaire personnelle en quelque sorte.

À l’arrivée, bières, clairette sans alcool et tarte à la rhubarbe du chef sortent du coffre. Le bonheur et la bonne fatigue : plein les jambes, plein les yeux, plein le cœur. 1350 mètres de dénivelé pour 13,5 kilomètres.

Éric

Dans le petit diaporama ci-dessous les photos sont dans un certain désordre plutôt que dans l’ordre chronologique… Il y a longtemps que je n’ai plus fait de diaporama sur le site, il aurait fallu que je réfléchisse en amont sur la dénomination des photos dans l’ordre a, b, c, etc. Donc mille regrets et pardon !
Photos Éric, Monique et René…

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