Séjour dans le Queyras (5 au 12 mars) [3]

Mar 22, 2022 // By:Philippe // No Comment

Nos randonnées Raquettes (10 et 11 mars)

Après une journée de visite le 9 mars du village de Saint-Véran (rejoint pédestrement), et donc de repos actif, les affaires reprennent dès le lendemain.

10 mars 2022

Dix Ours s’élancent en vue d’atteindre les chalets de Clapeyto. Le ciel est toujours aussi bleu, les températures peut-être un peu moins négatives. Covoiturage jusqu’au parking de Jamberoute au village de Brunissard, ceux qui ne conduisent pas peuvent admirer une superbe cheminée de fée. Les raquettes sont chaussées dès le départ. La montée se fait d’abord tranquillement à travers Pré Premier traversant le camping (fermé à cette époque de l’année) et les pistes de ski de fond. Puis la pente devient plus raide. Nos Ours très en forme dépasseront cinq ou six groupes.

Le spectacle est grandiose. D’un côté des montagnes escarpées et enneigées les dominent à plus de 2600 m d’altitude, de l’autre c’est un paysage minéral aride, abrupt, presque effrayant, rappelant la Casse Déserte du Col de l’Izoard tout proche. Nos randonneurs choisiront un d’une dizaine des chalets d’alpage pour s’abriter un peu du vent et savourer un pique-nique comme d’habitude dans la joie et la bonne humeur.

La descente se fera par le même itinéraire avec en ligne de mire les pistes de ski de la station d’Arvieux. Une Randonnée raquettes à neige époustouflante de 9 km et 550 m de dénivelée.

 

11 mars 2022

Le ciel est gris, le vent souffle, il est de face, glacial. Cinq Ours l’affrontent. Ils ont décidé d’essayer d’atteindre le refuge de La Blanche où ils rejoindront les skieurs de randonnée. Prudemment ils emmènent un pique-nique en vue de s’arrêter à la Chapelle de Clausis si leurs forces déclinent. Ils démarrent du parking de Sainte Luce à la sortie du village de Saint-Véran. Il fait froid, très froid, le vent est terrible, nos Ours, crampons aux pieds, avancent.

Arrivés à la chapelle, deux d’entre eux pris dans le blizzard agrémenté de brouillard s’apprêtent à faire demi-tour, ils (enfin elles) ont froid, ont peur, que sont-elles venues faire ici ? Est-ce la voix d’André ou l’espoir de manger une bonne omelette au refuge de la Blanche qui les décide à continuer ? André abritera de son corps l’une d’entre elles et bientôt le refuge est là, chaud, accueillant.

Le retour sera long mais facile et nos randonneurs pourront replonger dans une histoire vieille de 4000 ans devant les vestiges de la mine de cuivre abandonnée en 1961. Non loin les carrières de marbre vert témoignent de l’ancien lac alpin. Long, long est le retour, nos Ours ont parcouru 16 km et 550 m de dénivelée, ils sont à la fois heureux et fiers, à peine fatigués.

Françoise

Photos André

 

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